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Dominique Auroy en décembre 2003 en Polynésie française

5 Choses que vous ne saviez pas sur Dominique Auroy

Mai 17, 2023

Dominique Auroy est un des chefs d’entreprises de la Polynésie française. Il est connu notamment pour avoir offert à la Polynésie son premier vin – le Vin de Tahiti. Son pari le plus fou étant le développement de l’hydroélectricité, mais il s’est également lancé d’autres défis audacieux au cours de sa carrière. Il est à l’initiative de nombreux projets et entreprises qui rayonnent encore aujourd’hui. Découvrez 5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur Dominique Auroy !

1. À l’origine de la création de l’agence CEGELEC à Tahiti 

Alors qu’il travaille depuis 3 ans pour la Compagnie Générale d’Entreprises Électriques (CEGELEC) en métropole, Dominique Auroy est transféré en Polynésie française le 15 décembre 1965 pour une mission de 3 mois afin de participer à la construction des centrales électriques pour le Centre d’expérimentation nucléaire, sur les communes d’Arue et de Hao. Ces travaux terminés en 1967, il propose à sa direction de créer  l’agence CEGELEC à Tahiti.

À 25 ans, j’avais 300 personnes sous mes ordres. J’avais développé une entreprise qui était devenue la numéro 1 sur la Polynésie dans son secteur d’activité, avec une diversification allant de l’énergie électrique, la climatisation, jusqu’à la construction navale” se souvient-il. Son plan de carrière au sein de la CEGELEC le contraint à faire un choix décisif : rester en Polynésie ou rentrer en France. 

Avant de prendre cette décision, il décide de rencontrer des personnalités politiques et économiques influentes en Polynésie – parmi lesquelles Francis Sandford, John Teariki, Jean Vernaudon et Rudy Bambridge, afin de recueillir leurs avis. Leurs réponses étant unanimes et positives, il quitte la CEGELEC en 1979 pour développer ses propres activités en Polynésie française, avec une diversification dans les domaines de l’énergie, de la propreté et de l’environnement.

2. Fondateur de la marque Eau Royale

L’Eau Royale, la première eau de source de Polynésie française a été créée en 1975, par Dominique Auroy et quelques amis. Cette eau de source d’origine naturelle est prélevée au cœur du Mont Aorai, à 60 mètres de profondeur, dans le bassin de la reine.

Dans les années 2000, Dominique Auroy cède la totalité de ses parts de l’Eau Royale à la Brasserie de Tahiti. Aujourd’hui, il reste fier d’avoir été à l’origine de la création de cette eau tant aimée des Polynésiens et qui pour l’anecdote, porte son nom: (E)AU ROY(ALE).

3. Pionnier de l’hydroélectricité en Polynésie française

Dominique Auroy est un des principaux acteurs du développement de l’hydroélectricité en Polynésie française. Il rencontre Tinomana Ebb, nouveau maire de Teva I Uta en 1979. Et Le 25 mai 1980, ils créent ensemble la compagnie de Développement des Énergies renouvelables Marama Nui, spécialisée dans les installations hydroélectriques.

À l’époque, ce défi semblait insensé. EDF avait mené pendant sept ans, des études approfondies sur le développement de l’énergie hydroélectrique en Polynésie, notamment sur le barrage de la Papenoo, et avait conclu qu’il était économiquement impossible de développer l’hydroélectricité en Polynésie.

Pourtant, seulement un an plus tard, un premier aménagement était mis en service sur la rivière Vaite, grâce à l’intervention de la société Marama Nui.

Vingt ans plus tard, les résultats étaient impressionnants : près de 50% de la consommation d’énergie de l’île de Tahiti était produite par l’hydroélectricité. Mais suite à la décision du gouvernement en 1999 d’arrêter le développement de l’hydroélectricité, Dominique Auroy décide de céder la totalité de ses actions à EDT ENGIE en 2000.

Marama Nui demeure à ce jour le premier producteur d’énergies renouvelables en Polynésie, avec ses 16 centrales hydroélectriques installées à Tahiti.

4. A permis la protection du Monoï avec l’appellation d’origine contrôlée 

Quand Dominique Auroy s’est retrouvé à être actionnaire de deux sociétés productrices de Monoï, il s’est rendu compte que la concurrence sur le Monoï existait entre les producteurs en Polynésie mais que la véritable concurrence était à l’exportation, où les contrefaçons représentaient plus de 90% des produits mis sur le marché. “J’ai agi pour que les producteurs de Monoï en Polynésie se syndicalisent afin qu’ils puissent entreprendre des démarches pour obtenir une appellation d’origine reconnue à l’échelle internationale” explique Dominique Auroy.

Avec ses collaborateurs de l’époque, il décide de créer en 1988 le Syndicat du Monoï, une organisation syndicale dont l’objectif est de faire reconnaître la marque Monoï de Tahiti et de lutter contre les contrefaçons. En 1992, le Syndicat du Monoï parvient à obtenir la reconnaissance officielle de l’appellation d’origine “Monoï de Tahiti”, marquant ainsi une grande victoire pour les producteurs locaux.

5. À l’origine de la création d’un musée du Vin construit dans sa demeure 

C’est bien connu, Dominique Auroy est un adepte des paris fous. L’idée saugrenue de construire un Musée du Vin dans sa maison en fait partie! Grand passionné de viticulture, Dominique Auroy ne s’est pas laissé impressionné par le défi risqué de faire venir plus de 1000 objets emblématiques de la vigne et du vin dans sa demeure d’Arue, en Polynésie française. Comme il aime à le dire, si certains installent des canapés dans leur salon, lui il y a mis des pressoirs.

En plus du musée, la demeure de Dominique Auroy abrite la meilleure cave privée de Tahiti, avec plus de 20 000 bouteilles d’exception. Dans sa cave, on retrouve les premières vendanges du Vin de Tahiti, cultivé sur l’atoll de Rangiroa.

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